5 Actions pour Immédiatement Gérer vos Émotions lors d’un Conflit

En général, vous êtes très calme. Vous pourriez gagner un concours de zénitude face à un moine.

 

 

Mais… face à une situation de tension, c’est le début d’un horrible festival. Vous êtes envahi par d’ignobles sensations.

 

 

Vous avez la bouche sèche. Les mains qui tremblent. Vous avez chaud. Vous n’arrivez plus à parler, comme si quelqu’un retenait vos mots. Et souvent, vous avez envie d’insulter l’autre. Vous avez parfois eu les larmes aux yeux tellement vous étiez hors de vous.

 

 

Et malheureusement, vous êtes rongés par les regrets. Vous y repensez, et vous vous en voulez. Fort. Vous vous revoyez, en train de péter un câble ou de pleurer… Et ça repasse dans votre tête. Encore et encore.

 

 

Vous auriez tellement aimé gérer vos émotions.

 

 

Mais ne vous en faites pas, je vais vous montrer comment faire. Je vous donne tout de suite 5 astuces pour immédiatement y arriver.

 

 

1. Le silence est d’or…

 

Secret, Lèvres, Femme, Femmes

 

Quand ça commence à bouillir, on démarre au quart de tour. On crie. On accuse l’autre. Je me souviens encore de moi en train de faire cette erreur… J’envoyais balader tout le monde. Et après, je m’en voulais…

 

 

J’ai découvert un petit truc, qui permet de gérer ses émotions, et celles de votre interlocuteur !

 

 

Je vous raconte tout immédiatement.

 

 

J’arbitrais un match de futsal. Les deux équipes étaient casse-pieds… Et comme d’habitude, un joueur vient contester. Rien de surprenant. Mais lui, il arrivait vite vers moi. En courant. Et bordel, j’ai stressé. J’ai eu chaud. J’avais la gorge nouée.

 

 

Il parvient à ma hauteur, et il commence à faire le philosophe. Je n’ai absolument rien fait. Ah si, je l’ai juste fixé droit dans les yeux. Pendant 10 longues secondes…

 

 

Et il s’est passé deux choses.

 

 

Le joueur parlait de moins en moins fort. Et mon cœur battait bâtait de moins en moins vite. Et finalement, il est parti un peu plus calme, et moi aussi. Alors que je ne lui avais rien dit.

 

 

Je vais tout de suite vous expliquer ce qu’il s’est produit.

 

  1. Ce sont les réactions qui alimentent les émotions. Or, je n’ai rien fait. Donc aucune possibilité pour mes colères de s’exprimer.
  2. L’interlocuteur a eu l’occasion de parler, et ainsi d’évacuer la pression. Et comme il était moins stressé, je l’étais aussi.
  3. J’ai inversé le rapport de force. Car ma réaction l’a surpris. Et c’est donc lui qui a eu besoin de s’adapter.

 

 

Alors, quand vous sentez que ça commence à monter, arrêtez-vous. Et comptez lentement jusqu’à 10…

 

 

Si ne rien dire vous fait trop peur. Si vous ne pouvez pas vous empêcher de parler. Je vous donne tout de suite deux autres stratégies.

 

 

2. Ralentissez la musique

 

Tortue, Reptile, Marche, À Pied

 

Cette astuce, je l’ai trouvée quand je m’occupais d’un adulte atteint d’autisme. Je vous explique. Il ne parlait pas. Enfin si, il parlait, mais pas notre langue. Et comme je ne connais pas la sienne, c’était souvent compliqué, surtout lors des moments de tensions.

 

 

Quand il n’arrivait pas à se faire comprendre, il cognait. Quoi ? Ce qu’il voyait devant lui. Donc parfois moi et fréquemment des murs. Et grâce à cela, j’ai découvert deux trucs. L’esquive et les questions pour ralentir l’échange.

 

 

Comme je stressais quand il s’emportait, je voulais me donner du temps. Il me fallait quelques secondes pour reprendre mes esprits, seulement. La solution ? Freiner le dialogue. Et je ne comprenais pas un mot de ce qu’il disait, j’ai décidé de lui poser une question.

 

 

Pourquoi ?

 

 

Pour l’inciter à s’expliquer. Et il le faisait. Donc au lieu de boxer de pauvres murs, il parlait. Il était occupé à faire autre chose. Et, pendant ce temps, je me détendais aussi.

 

 

Vous ne savez pas quoi poser comme question ? Ce n’est rien. Car c’est simple comme bonjour, je vous donne la solution maintenant. Posez des questions sous cette forme : marque d’humilité + demande d’explications. Ou l’inverse, peu importe.

 

 

Par « marque d’humilité », j’entends : montrez que vous ne savez tout ce qu’il s’est passé. Ainsi, vous faites passer un puissant message à votre interlocuteur : « je te fais confiance, ton avis compte pour moi ».

 

 

Voici deux exemples :

« Je n’ai pas vu, dites-moi tout ? »

« Que s’est-il passé ? Il me manque des informations ».

 

 

Et si vous êtes trop tendu, vous pouvez utiliser la prochaine technique.

 

3. Remettre à demain ce que l’on peut faire tout de suite

 

Demain, Message, Note, Date De, Temps

Fin de la première période. Tout le monde est à bout de nerfs. Les joueurs se sentent volés. Et moi non respecté. Les esprits s’échauffent. Deux joueurs veulent en venir aux mains. Ils sont prêts à se battre. Mais je suis essoufflé, j’ai les jambes lourdes, et la tête grosse comme un ballon.

 

 

Je dois intervenir, oui… Sauf que je sais une chose. J’ai de grandes chances de dire n’importe quoi si je m’explique tout de suite. Je risque de bégayer, de ne pas trouver les mots justes, et donc d’aggraver le conflit.

 

 

Sur le coup, j’ai ainsi fait cette hypothèse : si je reviens les voir dans 10 minutes, je serai certainement plus calme. Et vous savez quoi ? C’est exactement ce que j’ai fait.

 

 

Donc, très sûr de moi, je dis : « Ok, vous n’êtes pas d’accord. Et il me manque des informations. On est tous un peu fatigués. On part tous aux vestiaires 10 minutes, et on revient en parler. Comme ça, on évite de prendre des décisions précipitées. Cela vous va ? »

 

 

Et assez calmement, ils acceptent.

 

 

10 minutes plus tard, je les appelle. Je suis détendu, lucide et frais physiquement. J’ai eu le temps de me reposer. Résultat ? J’ai réglé le problème.

 

 

Mais vous avez peur de passer pour un menteur ? Ou de ne pas vous faire entendre ? Je vais vous donner une stratégie pour augmenter vos chances de reporter un évènement.

 

 

Regardez.

 

  1. Dites qu’ils ne sont pas d’accord/que vous n’êtes pas d’accord avec votre interlocuteur. De cette manière, vous tombez d’accord sur un point.
    • « Ok, vous n’êtes pas d’accord. »

 

  1. Faites preuve d’humilité. Dites qu’il vous manque des informations, ou que vous n’avez pas vu. Ainsi, tout le monde devient moins méfiant. On ne vous prend plus pour le méchant chef.
    • « Et il me manque des informations. »

 

  1. Décrivez votre état ou celui des protagonistes (fatigue, stress, anxiété…). Ou évoquez/prétextez un empêchement (travail, appel, rendez-vous).
    • « On est tous un peu fatigués. »

 

    • « On part tous aux vestiaires 10 minutes, et on revient en parler. »

 

  1. Expliquez pourquoi, afin d’éviter tout malentendu ou mauvaise interprétation.
    • « Comme ça, on évite de prendre des décisions précipitées. »

 

  1. Demandez ce qu’ils en pensent, pour montrer que l’avis de votre ou vous interlocuteurs compte.
    • « Cela vous va ? »

 

 

Je vous le dis très honnêtement, n’hésitez pas à remettre à plus tard si vous ne vous sentez pas bien. Vous le savez, et peut-être mieux que moi, on est toujours moins énervé le lendemain d’un conflit. Et ce n’est pas pour rien. On a le temps de retrouver nos esprits…

 

 

En plus, vous avez un exemple de phrase à utiliser !

 

 

La prochaine astuce n’est pas verbale, mais elle est tout aussi efficace.

 

 

4. Tenez vos mains

 

Là, je vais vous donner un truc pour éviter d’avoir les mains qui tremblent. Ce n’est pas moi qui ai découvert cette stratégie. J’ai observé un collègue arbitre le faire lors des gros moments de tensions.

 

 

À la fin du match, je lui demande pourquoi il tenait ses mains. Il m’a dit que c’était pour « éviter de trembler devant les joueurs ».

 

 

J’ai donc essayé ça quelques semaines après, pendant qu’un entraineur pestait contre une de mes décisions. Sous le stress, ma main droite a commencé à danser. Et je ne voulais pas que ça se voie. Surtout pas…

 

 

J’ai alors vite attrapé mes mains, et les tremblements étaient partis. En plus, ça permet de canaliser toutes les mauvaises énergies vers ce point.

 

 

Comment ? De cette manière :

 

 

On passe maintenant à la cinquième stratégie. Je vais vous montrer comment une simple affirmation peut vous aider à gérer vos émotions.

 

 

5. « Merde, il doit traverser une période compliquée… »

 

Face aux conflits, vous stressez, vous vous énervez, vous êtes hors de vous… Rien de nouveau, on est d’accord. Et, je vais vous dire pourquoi vous réagissez comme ça. Vous prenez les choses personnellement.

 

 

Et c’est normal.

 

 

Quand on vous crie dessus, ou quand deux de vos collaborateurs recommencent leurs enfantillages, vous vous remettez en cause.

 

 

Mais je vais vous annoncer un truc qui va vous rassurer. Ce n’est pas contre vous. C’est l’expression, la forme et ce qui est visible qui le sont.

 

 

Je vous donne un exemple.

 

 

J’ai déjà eu beaucoup d’élèves compliqués. Certains étaient désagréables avec moi. Et beaucoup d’entre eux avaient de gros problèmes. Lesquels ? Peu importe. Familiaux, judiciaires, psychologiques. Ça ne me faisait donc ni chaud ni froid. Ils ressortaient seulement leur frustration.

 

 

Depuis, quand un conflit éclate, je ne me vexe plus. Je suis au fait que des choses me dépassent. Alors à chaque fois je me dis : « Merde, il doit traverser une période compliquée ».

 

 

Résultat ? Je ne m’énerve plus. Je sais que ce n’est pas moi le problème.

 

Vos émotions ne disparaitront jamais, vivez avec

 

Je vais être franc avec vous, vous allez toujours angoisser face aux conflits. Quoi que vous fassiez. Qui que vous soyez. Et peu importe votre expérience. C’est comme ça.

 

 

Vous savez quoi ? Je stress avant chaque match. Mon cœur bat la chamade quand je vois deux types se prendre le chou.

 

 

Les policiers ont la pression quand ils bossent. Les politiques ne se sentent pas très bien avant un discours. Certains sportifs ont des nausées avant les compétitions. Mais ils y vont, c’est comme ça.

 

 

Tout ce que vous pouvez faire, c’est d’accepter toutes ses émotions. Arrêtez de les combattre. Concentrez-vous sur l’évènement lui-même, ou sur ce que vous allez dire.

 

 

Mais vous pouvez les gérer et les atténuer, bien entendu. La preuve, vous avez 5 stratégies pour y arriver.

 

 

La petite action toute simple que je veux que vous fassiez…

 

Ah oui, vous ne pourrez pas employer toutes ces astuces en même temps. Ça fera trop. Je vous l’annonce, c’est impossible.

 

 

Ce que vous allez faire, c’est sélectionner une technique et l’appliquer. Prenez celle que vous désirez. Une fois que vous la maitrisez, essayez-en une autre.

 

 

Ah oui, avant que j’oublie… Je ne suis pas omniscient. Je n’ai pas une connaissance encyclopédique sur la gestion des émotions. Ces astuces sont tirées de mon expérience, et la vôtre est certainement différente.

 

 

Alors, dites-moi en commentaire ce que vous faites pour gérer vos émotions face à un conflit. Est-ce que vous utilisez une de ces stratégies ? Ou avez-vous d’autres techniques ?

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